Opérateur Steadicam 5D MK II – 1D MK IV

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Depuis que je suis passé de ma JVC HD200 équipée d’un mini35 avec des optiques Nikon au Canon 5D Mark II et enfin au Canon 1D Mark IV, je suis quand même beaucoup moins essoufflé avec mes journées au Steadicam. C’est moins lourd certes, mais contradictoirement, je préférè la maniabilité de l’engin avec la JVC car le poids et la longueur donnaient davantage d’inertie.

Le Canon 1D Mark IV est vraiment le DSLR idéal sur Steadicam, notamment le Flyer. Je trouve le Pilot vraiment trop léger et plus difficile à stabiliser. Pour gagner un peu de poids et passer au dessus du minimum admissible sur le Flyer, j’ai dû gueuser la queue d’aronde (dovetail) avec une plaque de 2Kg.

Ma configuration d’opérateur steadicam DSLR est le plus souvent :

  • Mon Steadicam® Flyer HD
  • Le Canon 1D Mark IV avec la gueuse de 2Kg
  • Une optique Zeiss 18mm/f3.5 que je ferme à 5.6 tant que possible
  • Et 4*32Go de supports d’enregistrement
  • Le tout dans un Flycase rigide prêt à tourner

J’ai aussi d’autres optiques 35mm et 50mm Zeiss mais je les utilise plus rarement, dans l’attente impatiente de mon Follow Focus HF.

Il faut trouver un compromis entre le poids, la maniabilité et la fatigue, (plus c’est lourd mieux c’est pour les mouvements), et le 1D Mark IV apporte justement par rapport au 5D Mark II cette nouvelle souplesse. De plus, avec le 18mm trop large avec un capteur Full Frame, sur un APS-H (x1,3) c’est parfait car équivalent donc d’un 24mm. De plus, en basses lumière (intérieurs nuits), c’est la configuration optimale.

Voici ma petite bande démo.

C’est la version courte. La version longue contient des plans plus « privés ». N’hésitez pas à me contacter pour la visionner.

Récemment j’ai tourné un clip où il a été nécessaire d’avoir un retour vidéo pour le réal : le CamWave HD de chez IDX est vraiment parfait, car s’intercale directement en sandwich entre le socle et la batterie V-Lock. Ne pas oublier le splitter HDMI. Le contre-poids en haut était assuré par le Follow Focus HF (un Hocus Focus). Cette configuration était vraiment très complète et très stable, la  balance dynamique est excellente.

Le merlin est vraiment trop léger et trop difficile à manier avec un 5D et une optique Zeiss. Surtout que ça commence à faire lourd à bout de bras. Il faudrait s’équiper de la veste, mais il faut écarter toute possibilité de mettre des accessoires (follow focus, retour moniteur HD, etc…). Et la balance dynamique est quasiment inexistante.

Note : Opérateur Steadicam s’écrit avec un « i » pour la marque déposée. On utilise aussi souvent le terme « steadycamer » même si je n’en suis pas spécialement fan…

Je fais au mieux pour mettre le plus souvent à jour mon blog, mais j’avoue que je manque cruellement de temps ! J’essaierais de poster notamment un Tutoriel pour effectuer correctement la balance dynamique sur un Steadicam Flyer avec le Mark IV (mais c’est le même principe pour toute autre caméra).

Eric RAMAHATRA – French Steadicam Operator

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For Women In Science 2011

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TV5, 8 mars 2011 à 20:30 17:00, pour la journée de la femme, ne manquez pas le documentaire « For Women In Science 2011 (titre en France : Les Ailes de La Science) ».

Entièrement filmé au 5D mark II , ce 52min vous transportera aux 5 coins du monde pour vous faire rencontrer les femmes les plus brillantes et fascinantes pour leur contribution pour la science. For Women In Science est un prix l’Oreal-Unesco.

  • Anne L’HUILLIER, Lund, Suède, Europe, pour ses recherches fondamentales en physique des particules
  • Jillian BANFIELD, Berkeley, California, USA, pour ses recherches en bactériologie en conditions extrêmes et les applications potentielles à la vie courante
  • Silvia TORRES-PEIMBERT, Mexico DF, Mexique, Amérique Latine, pour ses recherche sur la composition de l’univers
  • Faiza AL-KHARAFI, Koweït City, Koweit, Afrique (moyen-orient) pour ses recherches sur la lutte contre la corrosion dans le transport du pétrole
  • Vivian WING-WAH YAM, Hong Kong, Chine, Asie, pour ses recherches en nouveaux matériaux d’eclairage basse consommation à base de LED organiques.

Film réalisé par Patrick GUEDJ (directeur artistique de Kenzo), et Veronique DURRUTY, avec qui j’ai eu le plus grand honneur et plaisir de travailler. Un périple riche en culture et en émotions, une expérience humaine inoubliable. Voir les Photos de For Women In Science sur Flickr.

Anne L’HUILLIER, Europe (Lund, Suède)

For Women In Science 2011 - Anne L'HUILLIER
Photo : Eric RAMAHATRA

Lund est une charmante ville étudiante. Par -10degrés et 30cm de neige, L’université de Lund nous accueille au sein de son département de physique des lasers. Je me sens déjà dans mon élément… Et le voyage ne fait que commencer.

Anne L’HUILLIER, Laureate représentante de l’Europe nous fait découvrir un système de prise de vues dont le temps de pose est de l’ordre du milliardième de milliardième de seconde , l’attosecond. (10 ^-18sec). C’est le temps que met la lumière pour traverser 3 atomes d’hydrogene. Cette caméra repousse les limites technologiques du domaine quantique, et permet de photographier la trajectoire des électrons autour d’un atome d’hydrogène ou d’hélium. Ses travaux me rappellent le paradoxe EPR, le chat de Shrödinger et autres postulats et théories qui suscitaient ma curiosité il y a bien une quinzaine d’années maintenant…

Cliquez ici pour voir plus de photos de Anne L’Huillier et de la Suède sur Flickr

Jillian BANFIELD, USA (Berkeley, California)

For Women In Science 2011 - Jillian BANFIELD
Photo : Eric RAMAHATRA

Non loin de San Francisco, L’University of California, Berkeley culmine pour ses recherches en bactériologie sous conditions extrêmes.

Jillian BANFIELD nous plonge au cœur d’un univers fascinant mais tout aussi flippant : bains d’acide de pH < 1, prélèvements de souches de bactéries, des températures dépassant les 40deg et un taux d’humidité à arrêter net toute tentative de prise de vue numérique. Claustrophobes s’abstenir.

Les recherches de Jillian BANFIELD nous apprennent beaucoup sur le cycle de vie des bactéries, de leur structure Adn en passant par leurs « mode de vie ». Leur étude se fait en congelant les prélèvements à l’aide d’Azote liquide avant de figer leur état pour une analyse approfondie une fois arrivés en surface.

Cliquez ici pour voir plus de photo de Jillian BANFIELD et de San Francisco sur Flickr.

Silvia TORRES-PEIMBERT, Amérique Latine (Mexico DF, Mexique)

For Women In Science 2011 - Sylvia TORRES
Photo : Eric RAMAHATRA

C’est à l’ UNAM (Universidad Nacional y Autonomous de Mexico) que Sylvia TORRES consacre tous ses efforts pour ses travaux de recherche sur la composition de l’univers.

En analysant les raies spectrales interstellaires, elle détermine avec précision la composition atomique des amas et nuages galactiques. L’altitude permet une vue dégagée et une atmosphère plus fine favorable à une pureté accrue des flux lumineux à étudier.

La spectrométrie permet en fonction des couleurs des raies (les autres couleurs étant absorbées par les matériaux à étudier) de déterminer exactement quels atomes composent la matière. Sachant qu’à chaque élément de la table périodique est associée une longueur d’onde précise d’absorption, et qu’à chaque longueur d’onde est associée une couleur,il est possible de déterminer avec précision la composition de l’univers.

Cliquez ici pour voir plus de photos de Silvia TORRES-PEIMBERT et de Mexico sur Flickr

Faiza AL KHARAFI, Afrique/Moyen Orient (Kuweit City, Koweit)

For Women In Science 2011 - Faiza AL KHARAFI
Photo : Eric RAMAHATRA

Quel ville fascinante, je ne me suis jamais senti autant en sécurité ! Peut être parce que l’Alcool, les bars et boites de nuit sont interdits… Mais qu’est ce que les koweïtiennes sont canon ! Un regard et elles vous dévorent des yeux, un sourire et elles vous sautent dessus !

Faiza AL KHARAFI concentre ses études sur la corrosion, problématique importante dans le transport du pétrole.

Le pétrole contient des sulfures toxiques dissouts, provoquant la corrosion des viaducs. Il semble  malheureusement impossible  d’éliminer ces composés chimiques sans dégrader la qualité du pétrole. Ses recherchent s’orientent vers la nanotechnologie, utilisant des alliages de Bore pour « boucher les trous » creusés par friction dans le métal. Technique avant-gardiste permettant de reconstituer la décomposition moléculaire du Métal en rouille.

Cliquez ici pour voir plus de photos de Faiza Al-kharafi et de Kuweit City sur Flickr

Vivian WING-WAH, Asie (HongKong, Chine)

For Women In Science 2011 - Vivian WING-WAH
Photo : Eric RAMAHATRA

Des gratte-ciels à perte de vue ! Manhattan c’est du pipeau à coté. Je m’attendais plutôt à voir des dragons, des maisons chinoises et des filles en tenue traditionnelles et bien c’est loupé ! Nada, quedale ! Rien que des chinois organisés comme des militaires et speed comme des fourmis.

Laboratoire de recherche de HongKong University, Vivian WING-WAH YAM nous éclaire sous (sur ? ) les nouvelles technologies OLED, nouvelles générations de diodes électro-luminescentes non minérales (à base de carbone d’où l’appellation Organique).

Ces nouveaux matériaux ont un rendement lumineux bien supérieur aux LED actuelles, et contribuent à un avenir moins consommateur d’énergie.

Les applications de ses recherchent sont bien plus concrètes que les précédentes car touchent directement notre mode de vie quotidien.

Cliquez ici pour voir plus de photos de Vivian Wing-Wah Yam et de Hong Kong sur Flickr

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Film de mariage Canon 5D

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Vous l’avez certainement déjà vu passer mais deux fois valent mieux que pas du tout…

Chaque film de mariage composant cette bande démo a été tourné avec des caméras Canon 5d Mark II, Canon 1D Mark IV et Steadicam sur de vrais mariages.

Photographe mariage

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Synchro multi 5D Mark II: The 39frames « Gap » !

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Habituellement, tourner avec plusieurs 5D ne pose pas de problème tant qu’on a une élément de synchro audio sur lequel on peut se caler (plausives, clap, etc…) . Dans ce cas précis, pas de problèmes de synchro à signaler en particulier, même si vous avez un enregistreur audio externe, et nous n’allons pas aborder ici ce sujet trivial (il suffit de caler les 3 pistes audio correctement sur le top et elles seront calées du début à la fin ! )

Cependant, il peut arriver pour des besoins particuliers, de faire des photos (déclencher) pendant le tournage avec un des boitiers. Et vous l’avez peut être déjà fait par erreur : en tournage 1 caméra, votre plan est ruiné, il faut retourner. En mode 2 caméras, vous pouvez avoir le plan sur l’autre caméra qui tournait pendant que vous déclenchiez.

Rappel: lorsque vous déclenchez pendant que vous filmez, le fichier vidéo n’est pas coupé. Vous aurez bien sur le fichier votre vidéo entière mais il y aura une « pause » (l’image est figée pendant 1 à 3sec en fonction de la vitesse de votre carte mémoire) représentant la photo que vous avez prise à ce moment. Ensuite la vidéo reprendra. Il y a donc bien 1 seul et unique fichier vidéo + 1 fichier photo.

Et c’est là que les problèmes commencent : malgré le fait d’avoir synchronisé parfaitement en début de fichier (clap par exemple), vous ne retrouverez pas la synchro son après la photo.

Remarque : ce problème est imperceptible si vous ne faites que visionner le rush, car le fichier est bien lu en une seule fois, puis figée, et continue. Pour vous, la vidéo reprend bien au moment où la photo est terminé, et le son est bien synchronisé avec l’image de cette vidéo.
Mais le problème n’est pas là : le fichier tout seul est bon, mais mis avec un autre boitier ou une source son externe, il y a un décalage !

Plus exactement, le fichier est raccourci (audio+vidéo). Il ne sera donc plus synchro avec aucun autre média. Et plus vous déclencherez, plus votre fichier sera raccourci.
Sur un plan de 5min, si vous déclenchez 10 fois, vous aurez un retard de 15sec environ (fichier raccourcis de 15sec par rapport aux autres médias).

Voici la solution pour résoudre le problème et qui vous permettra de gagner un temps maximum.
Maximum = j’ai resynchronisé 3 plans de 5min :
- le premier plan m’a pris 30min (pour comprendre le problème)
- le 2e plan 10min
- et le 3e moins de 5min
Une fois la méthode acquise, vous pouvez donc aller très vite.

Etape 1: repérer la photo incrustéesynchroniser audio 5d mark iiRepérez dans le fichier vidéo tous les déclenchements qui engendreront donc un retard sur la piste.

Etape 2: cut-ter dans la photo
synchronisation audio canon 5d mark iiPeut importe l’endroit, la durée de la photo est arbitraire, et elle varie en fonction de votre Carte Mémoire.

Etape 3: Décaler la partie droite de la piste désynchronisée pour recaler avec les autres pistes
synchronisation 5d mark ii
Au point de cut de votre média, repérez le TimeCode et rajoutez-y 39 frames. Exemple: à 00:00:11:06 vous rajoutez 39 frames (rajouter 40 et en enlever 1 sera plus simple), vous aurez 00:00:11:45. Votre piste est maintenant à nouveau parfaitement synchro avec les autres médias.
Attention, c’est 39 frames et non 38 ni 40.

Etape 4: faire de même avec toutes les autres photos.
Vous pouvez procéder soit en synchronisant après avoir repéré une photo, ou repérer d’abord les photos, tout « cut-ter » et ensuite tout décaler… cela revient au même.

Vos médias sont à nouveau synchro.
Appelons ça le bug du « 39 frames Gap » :D

Remarque: vous êtes certainement très rares à avoir rencontré ce problème car soit vous ne déclenchez jamais pendant la vidéo, soit vous ne tournez jamais avec plus d’une caméra, soit vous avez un firmware 2.0.4 (sur lequel je n’ai pas rencontré ce problème). Quoi qu’il en soit il faut qu’au moins ces 3 conditions soient réunies pour avoir le problème !

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Canon 5D H264, 4:2:0 et 8bits vs 4:2:2 10bits

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J’entends trop souvent de conversations et à priori sur la qualité du format H264 utilisé par les DSLR alors un petit point pour y voir plus clair ne ferait pas de mal.

Tout d’abord le h264 est un format de compression. Il s’agit plus precisemment du Mpeg4 part 10, ou encore Mpeg4 Avc (d’où le Avc HD qu’on entend si souvent).
Comme c’est un format de compression (la manière de compresser les données), il lui faut un format d’encapsulation (le format du fichier qui va servir à contenir vos données).
Le H264 peut être « wrappé » dans un fichier .mp4, ou .mov etc… peut importe.

Alors maintenant le mythe en vogue: c’est du H264, c’est très compressé, donc de mauvaise qualité.
Ceci est totalement FAUX et nous allons le démontrer.

Si on devait faire simple, Les fichiers .rar sont plus compressés que les Zip… Cela fait-il des .rar des fichiers de moins bonne qualité ? Absolument pas, par ailleurs le Rar comme le Zip sont des formats non destructifs.Il n’est donc question que de la qualité de l’encodeur/décodeur et non du fichier encodé.

Règle numéro 1: Ce n’est pas Parce qu’une donnée est plus compressée qu’une autre qu’elle est de moins bonne qualité.
Certes le H264 est une compression destructrice mais voyons de plus près ce format et mesurons concrètement les pertes, ensuite nous pourrons juger de sa qualité. Pour information, à débit identique (ex: 9Mbps), le H264 est au moins 2x meilleur que le Mpeg2 (qui lui est moins compressé). Ou alors si on raisonne inversement, il fournit la même qualité que le mpeg2 pour un débit 2x moins élevé.

Gain entre la compression mpeg2 vs h264.

Echantillonage

Le h264 supporte les échantillonnages de 8 à 14bits YUV 4:4:4, 4:2:2, 4:2:0 en fonction des profiles utilisés (3.1,4.1,etc…) et pour couronner le tout, le débit maximum supporté est de 960Mbps. Le h264 peut être également utilisé en « LossLess ». En résolution spatiale les MacroBlocks vont de 4×4 à 16×16.

Passons aux choses concrètes.
Pour les DSLR, l’echantillonage est en 4:2:0 8bits et le débit entre 40 et 45Mbps (1080p25).
Que cela représente-t-il par rapport à un échantillonnage plus élevé à 4:2:2 ?

La mesure de qualité sera faite en calculant le PSNR (Peak Signal To Noise Ratio) des signaux à différents débits entre un échantillonnage 4:2:0 et 4:2:2.
Le PSNR permet de quantifier la dégradation engendrée par une compression. Elle est mesurée en dB. Un PSNR d’une certaine valeur peut être excellent pour une image et dégueulasse pour une autre. Par contre un PSNR élevé est meilleur qu’un autre plus faible pour la meme image. Il en découle donc qu’un PSNR calculé pour 2 images différentes n’ont aucune corrélation.

(Vous pouvez utiliser MathLab pour calculer les PSNR.)

Ahah, surprise ? On peut remarquer que jusqu’à 80Mbps il n’y a quasiment aucune différence entre du 4:2:0 et du 4:2:2. A 200Mbps il y a 1dB d’ecart soit un gain de 25% (attention le dB a une échelle logarithmique !)
Règle numéro 2:Le 4:2:2 n’est pas systématiquement meilleur que le 4:2:0. (il y a une autre façon de le démontrer typiquement si la résolution n’est pas la même, où on peut voir que le 4:2:0 est meilleure en 1080p qu’un 4:2:2 en 720p par exemple)

Quantification

Et qu’en est-il si on passe la quantification de 8bits à 10 ou 12 ?

Entre 38 et 80Mbps, il n’y a aucune différence perceptible entre une quantification 8bits,10 et 12. A partir de 120mbps un léger écart se creuse et au delà de 160Mbps on atteind les limites du profile 8bits. A qualité identique on économise facilement 5% voire 20% du débit.
Règle numéro 3: 10bits ou 12bits ce n’est pas forcement meilleur non plus.

Vous remarquerez ici que je n’ai mentionné nulle part si les sources sont entrelacées, progressives, et leur résolution: cela ne change rien au calcul car la dispersion est linéaire.

Dans l’absolu, ce léger gain de codage sur 2 bits supplémentaires permettra d’avoir moins de « Banding » donc des dégradés plus lisses, des contours de diagonales moins aliasés et un bruit moins présent. Mais c’est mathématique: le gain est négligeable aux débits qui nous intéressent.

Conclusion

1. Ce n’est pas par hasard que Canon encode les vidéos à 40Mbps. C’est mathématiquement la plage où se confondent qualitativement 4:2:0 et 4:2:2 ainsi que 8bits vs 10bits.

2. Le H264 est un excellent format surtout aux débits fournis pas les DSLR. Seulement c’est un format qui demande énormément de ressources aux NLE et c’est pourquoi il est plus adapté à la diffusion qu’au montage, raison pour laquelle les conversions vers du AppleProRes 4:2:2 sont courants. Ce n’est pas pour gagner en qualité mais en souplesse de travail lors du montage. Enfin je parle pour FCP, car sur PC avec Premiere Pro le format natif est supporté en temps réel…! Et tous les softs de Color Grading (Color, Scratch, Redgiant…) travaillent en 4:4:4 16bits flottants en interne donc il n’y a pas plus de pertes que les pertes de compression que vous avez à la source !

Je viens de projeter sur un écran de plus de 10m de cet après-midi à l’UNESCO des tests au 5D Mark II, encodés en 1080p25 à 50Mbps, il n’y a vraiment pas de quoi avoir peur face aux autres formats…

CQFD

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